dimanche , 20 janvier 2019

Union des écrivains algériens de Sidi Bel-Abbès : Conférence sur « le rôle de l’intellectuel à l’époque de la Jahillya »

Par K.Benkhelouf :

L’ union des écrivain Algérien de la wilaya de Sidi bel abbès, a organisé, l’après midi du 05 Janvier 2019 à la Maison de la Culture Kateb Yacine, une conférence sur un thème se rapportant au « rôle que devrait jouer l’intellectuel pour réformer et aider au mieux la société, et l’art pictural et la Poésie à l’époque de la Jahillya » , animé par le Pr Mounsi Habib et à laquelle, ont assistés un ensemble de créateurs artistique et littéraire, des professeur universitaires et des étudiants de la wilaya Le conférencier commencera par dire qu’Il est connu que l’intellectuel en tant que figure publique a émergé de tout temps et durant son parcours, en apportant des informations importantes sur son activité et ses écrits, ce qui, explique sa contribution dans la réforme de son époque et le contraire apporterait la décadence. Et étant donné que la société souffre, d’une manière ou une autre, d’un immobilisme socio-économique et culturel, elle devrait capter les énergies humaines et toute compétence en général par une stratégie dans l’action et la capacité d’anticipation, pour garantir un développement durable et cela est du ressort du rôle de l’intellectuel et de ses créativités. Aussi dans le second registre de sa conférence, le professeur Mounsi Habib sans chercher à ambitionner, l’art pictural et de la poésie archaïque dans la culture arabe, tente dans ses explications en direction de son assistance, de présenter, une idée précise et contemporaine de l’apport de cet art pictural et poésie préislamique de la « Jahylia », dans un voyage initiatique, à travers le temps., tout en essayant, d’en situer les appellation et leur nombre , qui sont un questionnement, qui ne cesse de tourmenter les chercheurs anciens autant que modernes. Le professeur Habib Mounsi expliquera que l’on ignore exactement à quelle époque remonte la poésie préislamique, mais on considère toutefois, suite aux études, qu’elle date, environ cent ans avant l’arrivée de l’Islam, expliqué par l’absence de la langue arabe écrite et donc l’importance de la transmission orale dans la production poétique. Aujourd’hui, on est unanime sur la qualité indéniable de ces « qasâ’id » destinées, originellement, à l’oralité. L’intervenant ajoutera que la poésie préislamique, est initialement nomade et les poètes étaient issus des tribus dont ils devenaient les porte-parole et défenseurs, qui bénéficiaient d’une honorable réputation. Il cita également la poésie sédentaire qui fut le produit des villes et des cours royales. Ces poètes se vouaient à célébrer des notables et des rois et les honneurs qui leur sont consacrés les mettaient à l’abri du besoin et de la pauvreté. Cette forme de poésie s’étendait depuis les frontières syriennes au Bahrayn et au Yémen septentrional en passant par l’Arabie centrale et surtout les abords du Hedjaz. Une poésie « certainement considérable, à en juger par les noms et les vestiges conservés ». L’on retiendra dira le conférencier, le trait le plus singulier qui était la présence de la femme poétesse dont le rôle « non négligeable, reflet de la situation au désert, donne à la bédouine infiniment plus de liberté et d’importance que n’en connaît la citadine. Ainsi les zones habitées par les poètes nomades et précisés par eux apparaissaient en cinq espaces sociogéographiques précisant les tribus. Ces poèmes, rapportés par l’oralité, sont, sans doute, l’expression la plus ardente des peuples de la Péninsule d’Arabie, de ces hommes qui ne sont que l’authentique « écho de leur tribu ». Le professeur Habib Mounsi signalera que la littérature arabe classique a été poétique, dans son essence, depuis l’époque archaïque, jusqu’au XXe siècle. Cela signifie clairement que la poésie fut le premier et unique fruit d’une culture, l’expression la plus particulière de son génie, l’éminent édifice d’une communauté et, finalement, l’espace le plus représentatif d’une conscience collective. La poésie de la « jahillya », s’inscrit dans cette pensée que le poète est l’Esprit de sa tribu, une conscience créatrice, formatrice et le porte-parole d’une sagesse profonde… Sa création par les poètes et sa transmission par des transmetteurs « ruwât » qui donne des informations précieuses, de ces périodes- L’époque Omayyade fut celle des « grands transmetteurs » et de l’oralité transmettant, un mode de pensée, commun à toutes les civilisations. L’on apprendra aussi que le livre de la poésie et des poètes « Kitâb alshi‘ r wal-shu‘arâ’ » contenant de nombreux poèmes de la Jâhiliya ainsi les « Mu‘allaqât » qui nous sont parvenues, sont, sans aucun doute, le meilleur de ce que nous avons reçu en poésie de la Jâhiliya. Une conférence très riche en enseignement sur la poésie préislamique, qui a suscité beaucoup d’intérêt, en cette rencontre.

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