dimanche , 20 janvier 2019

La peste des petits ruminants et la fièvre aphteuse sévissent toujours : La menace s’aggrave

Les récentes informations faisant état de découverte de foyers épizootiques suspects des maladies de la peste des petits ruminants et de la fièvre aphteuse sèment encore plus le doute dans les milieux des éleveurs quant à la crédibilité des pouvoirs publics s’agissant de la maitrise de la situation sur le terrain. Tout compte fait, les nouvelles provenant de plusieurs zones d’Algérie ne font que confirmer la mauvaise appréciation de l’état sanitaire du cheptel de nos services vétérinaires voire une défaillance dans les déclarations des diagnostics de ces deux maladies qui continuent de décimer bon nombre de tête d’ovins en général et d’agneaux en particulier.D’ailleurs, il n’y a qu’à jeter un coup d’oeil sur les articles de presse concernant ce sujet pour comprendre que ce sont des faits déclarés officiellement et que ces deux maladies sont à l’origine de centaines d’animaux au sein des cheptels à l’exemple de ceux des wilayas de Naâma, Relizane, Djelfa et plus récemment Ghardaïa. Aussi, au niveau de la wilaya de Naâma, l’inspection vétérinaire a recensé 40 foyers suspectés de peste des petits ruminants et de fièvre aphteuse. Le responsable de ce secteur, Mohamed Youssfi, a indiqué à la presse que depuis l’annonce de la perte des têtes du bétail dans la wilaya, à la fin du mois de décembre dernier, des troupeaux de petits ruminants de 40 foyers sont suspectés d’être infectés par ces deux maladies dans les communes de Naâma, Mecheria, El Bayoudh, Mekmen Benamar, Sfisifa. Le même responsable a déclaré que « les résultats de certaines analyses d’échantillons prélevés et transférés vers les laboratoires spécialisés après la mort des dizaines d’agneaux, ont montré des cas positifs de la peste de petits ruminants ». Il a fait savoir que le recensement des bêtes infectées se poursuit toujours. Des vétérinaires de la wilaya ainsi que des cadres de la DSA effectuent des visites d’inspection dans les milieux d’éleveurs du bétail pour les sensibiliser sur cette épidémie. Dans la wilaya de Relizane ce sont quelque 233 têtes ovines et caprines qui ont péri, dans plusieurs régions de la wilaya, selon l’inspection de wilaya vétérinaire. L’inspecteur principal Bouadbdellah Belkadi a souligné que ce nombre de têtes ovines et caprines mortes font partie de 403 bêtes suspectées d’être atteintes de fièvre aphteuse à travers la wilaya. Pour ce qui est de Djelfa, région par excellence dans l’élevage ovin, près de 16.000 doses de vaccin contre la fièvre aphteuse ont été mobilisées à Djelfa, au profit des bêtes se trouvant dans les foyers épizootiques recensés à travers la wilaya, d’après l’Inspection vétérinaire relevant de la direction locale des services agricoles (DSA).Selon le chef de l’Inspection vétérinaire, Bencherik Mustapha, la wilaya a mobilisé 16.000 doses de vaccin au titre d’une campagne de vaccination ciblant tous les foyers de fièvre aphteuse, à travers la région, avec pour objectif l’éradication de cette épidémie, a- t-il souligné. Quant à Ghardaïa trois foyers de peste des petits ruminants (PPR) ont été recensés récemment dans deux localités de la wilaya ces cas de PPR ou « peste ovine » ont été circonscrits dans les communes de Berriane (2) et Guerrara (1) et ont été confirmés après les prélèvements d’usage sur 57 animaux par le laboratoire de référence vétérinaire, a précisé le directeur des services agricoles, Mustapha Djekboub, ajoutant que 47 têtes du cheptel ont été détruites. Toutes les mesures nécessaires de lutte et de prévention « Biosécurité » pour contenir la maladie et éviter sa propagation ont été prises par les services vétérinaires, en étroites collaboration avec les autorités locales et les éleveurs, a rassuré le DSA.Ces mesures consistent notamment en la mise sous surveillance des différentes exploitations d’élevage se trouvant sur le territoire de la wilaya, la promulgation d’un arrêté de wilaya portant sur une restriction des déplacements des animaux, l’interdiction des lieux de rassemblement des animaux et la fermeture des marchés à bestiaux. L’obligation de la délivrance d’une autorisation des services vétérinaires pour tout transport des animaux vers les tueries et abattoirs ainsi que la veille au respect de la réglementation sanitaire et des règles d’hygiène dans les exploitations agricoles, les étables et écuries, sont d’autres mesures préconisées, a-t-il expliqué. En attendant l’arrivée des vaccins de l’etranger,il ne reste aux infortunés éleveurs qu’à prendre leur mal en patience et prier dieu que leur animaux soient épargnés de toute contamination par les virus des maladies en question.
Rabah Karali/Agence

PLUS D'ARTICLES

Pétrole : Les cours continuent de monter

Par Imen Medjek : Les cours du pétrole évoluaient en légère hausse vendredi, profitant de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *