dimanche , 20 janvier 2019

Elles figurent parmi les épidémies les plus fréquentes : Les toxi-infections alimentaires collectives

Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) occupent la première place parmi les maladies à transmission hydriques les plus fréquentes dans la région Ouest, a indiqué, jeudi, la directrice de l’Observatoire régional de la santé d’Oran (ORS). En marge d’un séminaire organisé par la même institution au niveau de l’EHU d’Oran, sur le thème de “l’intersectorialité et la puridisciplinarité en santé”, Mme Belarbi Nawel a indiqué que l’incidence des TIAC dans la région Ouest pour l’année 2017 a été estimé à 27.6 cas pour 100.000 habitants, ce qui les place en première position parmi les maladies à transmission hydriques les plus fréquentes. Les wilayas les plus touchées sont Mascara, Saida, Tiaret, avec plus de 30 cas pour 100.000 habitants, suivi par Relizane, Mostaganem, Ain Temouchent et Tissemsilt avec une incidence de plus de 20 cas pour 100.000 habitants. Tlemcen et Oran ont enregistré une incidence de plus de 10 cas pour 100.000 habitants. Ce séminaire, qui a réuni les différents intervenants dans le domaine de la santé, vise à permettre à tous les intervenants de se concerter pour trouver des solutions aux problèmes les plus récurrents, souligne Mme Belarbi. “Notre priorité est de diminuer l’incidence des TIAC et des zoonoses dans la région Ouest. Il s’agira de surmonter les difficultés rencontrées dans la gestion des Programmes nationaux de santé publique, en collaboration avec les différents acteurs du système – APW, APC, bureaux d’hygiène, DSA, DSP et autres-”, ajoute-t-elle encore. S’agissant les zoonoses, le bilan de l’ORS de l’année 2017 révèle que l’incidence de ces maladies a progressivement évolué passant de 14.5 cas pour 100.000 habitants en 2013 à 20.2 cas pour 100.000 habitants en 2017. Les zoonoses les plus fréquentes dans la région Ouest sont la brucellose avec 46% des cas enregistrés, suivi par la fièvre boutonneuse méditerranéenne avec 28.4%, et la leishmaniose cutanée qui occupe la troisième place avec 16% des cas.

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