vendredi , 26 mai 2017
Au lendemain de sa victoire aux législatives du 4 mai passé : Plusieurs défis attendent le FLN

Au lendemain de sa victoire aux législatives du 4 mai passé : Plusieurs défis attendent le FLN

Le parti, colonne vertébrale de l’Etat algérien, et qui a échappé à une véritable débâcle à cause du complot dont il avait été victime quelques temps avant les législatives, fait face à de nombreux défis, qu’il est appelé à relever, sous peine de se laisser déborder par un RND dont la progression spectaculaire a étonné plus d’un.

Par Wassim Benrabah :

Le verre est-il à moitié vide ou bien à moitié plein ? C’est en ces termes que l’on pourrait formuler la question relative aux résultats obtenus par le FLN lors des dernières élections législatives. Moitié plein répond, sans ambages, sont secrétaire général, Djamel Ould Abbes. Il est soutenu en cela par plusieurs membres influents du Comité Central (CC) instance suprême entre deux congrès. Pour preuve, si le FLN a perdu en nombre de sièges, il n’en a pas moins progressé de plus de 400.000 voix en matière de bulletins exprimés en sa faveur, cela en dépit du taux d’abstention record et des bulletins nuls enregistrés lors de ce scrutin. Nos sources ne s’arrêtent pas là. Elles expliquent que le parti avait été victime d’un sordide complot à peine quelques jours avant la date limite du dépôt des listes de candidatures. N’était le sursaut de quelques cadres, accourus au secours d’Ould abbes, le parti aurait pu connaitre le pire naufrage électoral de toute son existence. Avec ses listes, ne représentant franchement pas la panacée, le FLN, de par son héritage et son capital-sympathie, a quand même réussi à obtenir des résultats plus qu’honorable. Nos sources, au reste, refusent de s’appesantir plus longtemps sur cet épisode qui, désormais, relève du passé. En revanche, c’est vers les actuels défis qu’il convient de se tourner toutes affaires cessantes, expliquent encore nos source. Et, le premier d’entre eux, sans doute, consiste à mener avec brio la bataille destinée à assurer au parti le maximum de postes au sein des commissions permanentes de l’APN, en en réservant les présidence aux plus méritants et expérimentés de ses élus. Avec cela, il convient d’ores et déjà de se pencher avec sérieux sur les préparatifs liés aux élections locales, dont nous séparent à peine quelques mois. Pour ce faire, expliquent encore nos sources, il est plus qu’impératif d’en finir, sur le plan organique, avec ces mouhafadha éclatées par l’ancien secrétaire général du parti, réduisant ainsi leurs chances de s’imposer sur le plan local. Mieux. En revenant au découpage organique précédent, il est également impérieux de désigner des mouhafedh compétents et appréciés par les bases militantes aux échelons locaux, seul critère pouvant permettre d’élaborer des listes acceptées par tous, et ayant toutes les chances de l’emporter face à une concurrence de plus en plus acharnée et féroce. Il est évident, expliquent encore nos sources, que ce sont les résultats des élections locales, et non pas ceux des législatives, qui seront les plus déterminants, et définiront les poids de chaque parti sur l’échiquier politique, en prévision de l’élection présidentielle de 2019. Et, le défi suprême qui attend le FLN, s’il veut aller de l’avant et éviter que les complots suivants (fort probables au demeurant), ne puissent l’atteindre, consistera expliquent encore nos sources, à remanier en profondeur la composition humaine du Bureau Politique (BP). Une bonne partie de ses membres, donnant l’air d’être déphasés par rapport à leur époque, s’étaient montrés étrangement passifs et absents au plus fort de l’attaque qui avait visé le FLN en la personne de son secrétaire général. Ce dernier, qui n’ignore pas que le destin du FLN est étroitement lié à celui de l’Algérie, se doit donc par patriotisme de s’entourer d’une  » garde rapprochée  » tout aussi compétente que digne de confiance…
W. B.

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