vendredi , 26 mai 2017
Remaniement gouvernemental : Plusieurs ministres maintenus

Remaniement gouvernemental : Plusieurs ministres maintenus

On ne change pas une équipe qui gagne, dit l’adage. Au sein du gouvernement Sellal, activent des ministres dont les bilans plaident largement en leur faveur, et qui ne devraient certainement pas être touchés lors de l’imminent remaniement prévu dès la proclamation des résultats officiels et définitifs des élections législatives du 4 mai passé.

Par Wassim Benrabah :

Et à l’évocation de ces ministres  » intouchables « , dont le panache le dispute à la compétence et aux résultats plus que probants, vient avant tout en tête le nom du ministre de la Communication, Hamid Grine. Homme de terrain, ancien journaliste, connaissant mieux que personne ce microcosme où règne parfois une certaine  » omerta « , il a su trouver les formules justes pour rassurer les journalistes, secouer les patrons et, surtout, tirer vers le haut un niveau qui avait eu tendance à dégringoler à cause d’une politique (délibérément) choisie, et visant à clochardiser un métier qui, durant les années 90, et même avant, même du temps du parti unique, faisait la fierté du pays. Doucement mais sûrement, Hamid Grine a entrepris une véritable  » révolution tranquille « , notamment à travers ses cycles de formation, son fameux  » cercle vertueux  » dedans lequel il est nécessaire de se placer avant de prétendre bénéficier de la moindre aide de la part de l’Etat, une revalorisation du statut et des conditions matérielles du journaliste, désormais détenteurs d’une carte nationale de presse, en attendant l’élection de leur conseil de la déontologie. C’est également sous la direction de Grine qu’un peu d’ordre a été mis dans la  » jungle  » des médias en ligne ainsi que des chaines de télévision privées. Homme de lettre et de culture, il a su trouver le juste rythme pour avancer tout le monde, non sans secouer comme il se doit les récalcitrants, pensant que le règne de l’opacité, de l’impunité et des passe-droits était encore de mise. Bref, le maintien de ce ministre-journaliste, par ailleurs artiste et écrivain, s’impose de luimême, estiment les observateurs, tant il a su gagner le coeur et la confiance des journalistes. La qualité actuelle des médias, tous supports et toutes tendances confondues, en est sans doute une des preuves les plus irréfutables. L’autre ministre ayant largement gagné ses galons, et dont le maintien nous semble à tout le moins axiomatique, est bel et bien celui de l’Habitat. Ministre infatigable, ayant su donner un rythme jamais atteint en matière de construction des logements, redonnant espoir et sourire à des familles dans l’attente depuis des décennies, il n’en a pas moins assuré avec fermeté et compétence le département du Commerce, en parallèle de ses harassantes tâches, depuis le décès du regretté Bakhti Belaïb. Les deux ministres en charge de la diplomatie, Ramtane Lamamra et Abdelkader Mesdsahel en l’occurrence, qui a recouvré ses lettres de noblesse sous le règne du président Bouteflika, devraient eux aussi être reconduits sans aucun problème. Le ministre de l’Energie, dont le plus grand exploit aura été le fameux accord-OPEP d’Alger, mérite lui aussi très largement d’être reconduit. Last but not least, la ministre des PTIC, Houda Imen Feraoun, dont les hautes compétences sont reconnues par tous, à commencer par ses propres détracteurs, a un très élogieux bilan à présenter. C’est grâce à elle que l’Algérie des TIC n’en finit plus de progresser, d’avancer et de se moderniser. Cela lui a, d’ailleurs, valu plusieurs attaques perfides qui, fort heureusement, n’ont pas réussi à la déstabiliser…
W.B.

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