vendredi , 26 mai 2017
Colloque célébrant le Centenaire de la naissance de l’illustre écrivain Abdelkader Alloula : Plus de visibilité sur l’oeuvre de Mammeri recommandée

Colloque célébrant le Centenaire de la naissance de l’illustre écrivain Abdelkader Alloula : Plus de visibilité sur l’oeuvre de Mammeri recommandée

Plusieurs recommandations visant à donner davantage de visibilité sur l’oeuvre de Mouloud Mammeri (1917-1989) ont été émises, dimanche à Oran, à l’issue du colloque célébrant le Centenaire de la naissance de l’illustre écrivain et chercheur, tenu deux jours durant au Théâtre régional “Abdelkader Alloula” (TRO).”Le but est de rendre plus accessible l’oeuvre de Mouloud Mammeri”, a précisé Si El Hachemi Assad, secrétaire général du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), organisateur de cette rencontre placée sous le haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le secrétaire général du HCA a expliqué que la proposition des participants vise à “mettre l’oeuvre de Mammeri à la disposition des jeunes lecteurs à travers, notamment, son adaptation aux supports multimédias et aux autres formats susceptibles d’attirer la génération montante comme la bande dessinée”. Le colloque, tenu sous le thème “L’oeuvre mammérienne revisitée à l’aune du 7e Art”, a également vu les intervenants plaider pour la “numérisation de l’ensemble des thèses soutenues dans les universités algérienne et à l’étranger traitant de la problématique de l’adaptation des oeuvres littéraires algériennes au cinéma et au théâtre”. Cette action permettrait, à terme, “la réalisation d’un inventaire bibliographique à mettre à la disposition des chercheurs”, a fait valoir M. Assad en suggérant, dans le cadre de ce Centenaire, d’accorder la priorité à l’oeuvre mammérienne. Les conférenciers ont aussi appelé à “promouvoir le travail accompli par les différents laboratoires de recherche qui traitent de ces thématiques, en encourageant l’action en réseau et le partenariat”, ainsi qu’à “la traduction des travaux et recherche vers le tamazight et l’arabe”.La rencontre a débouché sur d’autres propositions portant “baptisation d’une des structures scientifiques et de recherche de la wilaya d’Oran du nom de Mouloud Mammeri”, et “duplication de l’expérience de l’événement organisé à Oran dans d’autres villes du pays et à l’étranger au profit de la communauté nationale, par exemple au Centre culturel algérien (CCA) ou à l’Ecole internationale algérienne de Paris”. Les activités animées dans la capitale de l’Ouest algérien, dans le cadre de la célébration du Centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri, se sont achevées par la projection du film documentaire “Da L’Mouloud” à la Cinémathèque d’Oran, en présence du réalisateur Ali Mouzaoui.Produit en 1990, ce moyen-métrage (50 minutes) met en lumière l’engagement de Mammeri en faveur de la culture, du patrimoine national dans sa dimension linguistique, matérielle et immatérielle.Le montage de ce film a nécessité deux années de recherche documentaire, a indiqué le réalisateur dont l’oeuvre donne la parole à Mammeri et à d’autres figures de la littérature algérienne à l’instar de Tahar Djaout (1954-1993) et Rachid Mimouni (1945-1995).Un autre documentaire, “L’aube des damnés”, réalisé par Ahmed Rachedi en 1965, avait été projeté samedi à la Cinémathèque d’Oran. Ce cinéaste a évoqué à cette occasion sa collaboration réussie avec Mammeri qui a écrit les commentaires de cette oeuvre. Il a également rappelé que son film “L’opium et le bâton” (1973) a été adapté du roman au titre éponyme de Mammeri.Les deux cinéastes, Ali Mouzaoui et Ahmed Rachedi, ont aussi annoncé la sortie prochaine de leurs nouveaux films, intitulés respectivement “Les ramiers blancs” et “Les sept remparts de la citadelle”, situés tous deux dans le contexte la guerre de libération nationale.

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