mardi , 25 avril 2017
Mois du patrimoine : 50 sites répertoriés à Tizi-Ouzou
SONY DSC

Mois du patrimoine : 50 sites répertoriés à Tizi-Ouzou

«Le patrimoine culturel, vecteur du développement du territoire » tel est slogan choisi cette année pour le mois du patrimoine culturel dont le coup d’envoi a été donné hier, par la directrice de la culture de Tizi Ouzou.

Par Roza Drik :

L’ouverture entre dans le cadre de la commémoration du 37ème anniversaire du printemps amazigh, placée cette année, sous le thème « Tamazight, une constante pour la cohésion et l’édification nationale : moment important dans l’histoire contemporaine de l’Algérie et repère pour notre mémoire collective nationale » dira Mme Nabila Goumeziane. Mme Dahmani Samia, universitaire, Mouloud Mammeri a traité « les inscriptions libyques : un dénominateur commun d’un territoire étendu » Elle dira d’emblée qu’elle s’est intéressée , d’abord, à la Kabylie pour entamer son travail de recherches sur les inscriptions libyques pour étendre son travail à travers la Berbérie : « il y a trois berbèries : orientale, centrale et occidentale. Les 2/3 de l’Algérie formaient la berbérie centrale. A Maghreb, il y a 1 300 inscriptions gravées sur des stèles ont été relevées alors qu’en Algérie 48 inscriptions ». Pour la conférencière, la plus grande partie des inscriptions libyques restent indéchiffrées. Ce dont s’attellent les chercheurs pour dévoiler le secret qu’elles renferment. Au centre, les inscriptions ont été découvertes à Béjaïa, Sétif, Grande Kabylie où d’autres inscriptions ont été découvertes. 28 inscriptions sont au musée de Bardo. Tigzirt, Sidi Namane, Aït Yahia , Boudjimaâ, Ifigha … en Grande Kabylie et Béjaïa Petite Kabylie entre autres régions ont été données comme exemples. Mme Dahmani a étendu ses recherches à Cherchell, Oran où des inscriptions ont été retrouvées. Au centre, quatre vingt stèles ont été répertoriées. Ce travail de recherches a conduit l’universitaire à d’autres recherches qui sont celles de l’alphabet « j’ai déduit qu’il y a de nombreux points communs pour en faire un alphabet unique avec un support : stèles à inscriptions sans figurines, au nombre de 16 et stèles sans figurines, au nombre de 40 » Les figurines sont différentes d’une région à une autre : cheval,chien, volaille, main, guerrier. La figurine portant un croissant est retrouvée en berbérie orientale. Elle s’est étalée par la suite sur l’importance des caractères trouvés. De son côté, Sidi Salah (Doctorat en archéologie), a traité les gravures rupestres : « 50 sites ont été répertoriés et comprennent ces dessins rupestres avec inscriptions libyques » Le conférencier cite Saïd Boulifa qui aurait découvert, en 1909, les inscriptions libyques à Ifigha où on trouve des inscriptions avec des dessins représentants soit des personnages, ou des têtes ou des animaux, avec 95 textes dont la teneur est encore ignorée. J’ai débuté mes recherches sur le site de Tarihant à Boudjimaâ . Dans certaines régions, la lecture se faire de différentes manières : de haut en bas ou inversement et horizontalement ». Il est à relever qu’un long travail reste à faire dans ce domaine qui est toujours incomplet. Les chercheurs Algériens, notamment les universitaires de la région sont conscients de la nécessité de s’y pencher sur ce dossier qui constitue et relate notre culture et notre amazighité.
R.D.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*