mercredi , 24 mai 2017
Lucas Alcaraz à la barre technique des Verts : Zetchi à quitte ou double

Lucas Alcaraz à la barre technique des Verts : Zetchi à quitte ou double

Le nouveau sélectionneur de l’Algérie, l’Espagnol Lucas Alcaraz, est arrivé ce mardi à Alger aux environs de 19h15. Accueilli par des fleurs et un parterre de journalistes à sa sortie du salon d’honneur de l’aéroport Houari Boumedienne, le nouveau patron technique des Verts a sans doute mesuré le degré de la tâche qui l’attend. L’ère Alcaraz peut débuter ! C’est avec des  »Hola coach » que l’entraîneur espagnol, Lucas Alcaraz, a débarqué hier à Alger en provenance d’Alicante. L’accueil qui a été réservé au niveau du salon d’honneur au nouveau sélectionneur était chaleureux, chaleureux comme l’intérêt qui a été réservé par Zetchi à cet entraîneur dont le CV n’est pourtant pas si impressionnant que ça, mais qui a été l’élu du nouveau président de la FAF. Il était environ 19h25 quand Alcaraz est arrivé au niveau du salon d’honneur de l’aéroport international d’Alger. Contrairement aux fois précédentes, les gens de la FAF n’étaient pas seuls à son accueil, l’air du renouveau a imposé de nouvelles méthodes beaucoup plus polies de recevoir un invité, une petite fille avec un bouquet de fleurs était là pour dire  »bienvenido » à celui qui va devenir le premier Espagnol à coacher la sélection algérienne première de football. Avec le sourire aux lèvres assez révélateur d’une première satisfaction, Alcaraz quitte le salon d’honneur avec le chargé de communication de la FAF et surtout Hakim Medane, l’homme avec qui il aura à collaborer, l’ancien joueur de la JSK mettra toute son expérience acquise sur les terrains comme sur la touche pour aider  »sportivement » Alcaraz et ses adjoints. D’ailleurs ces derniers ne sont apparus au niveau de la sortie du salon qu’une fois la 508 où a pris place Alcaraz et les deux Algériens ait démarré. Jesus Canadas et Miguel Angel Campos ont quitté le salon au moment où personne ne s’y attendait, pour prendre l’autre véhicule de la FAF stationné au parking de l’aéroport. Pour cette première arrivée, et comme l’a si bien précisé la FAF sur son site internet, Alcaraz a refusé de donner la moindre déclaration, il s’est contenté de répondre aux salutations de la dizaine de journalistes présents, il a même eu la gentillesse d’ouvrir la fenêtre de sa voiture pour permettre à une correspondante d’une agence de presse espagnole de le filmer, ses premiers mots c’est aujourd’hui au CTN à partir de 11h qu’on en aura droit. Le petit cortège de la FAF a quitté les lieux vers le CTN où les membres du BF attendaient les invités pour dîner ensemble, un dîner qui annonce le début d’un grand chantier, pour l’ensemble des présents, pour Alcaraz, ça sera un défi personnel, et il est de taille. Une bonne partie des fans était déçue de la nomination de Lucas Alcaraz. Le coach espagnol de 50 ans reste un sombre inconnu aux yeux du grand public, sans aucun palmarès et avec des résultats catastrophiques avec le FC Grenade cette saison (15 défaites). Le raccourci voulait qu’on blâme Alcaraz pour la situation catastrophique du club andalou, alors qu’en réalité l’enfant de la ville avait récupéré une équipe agonisante en début de saison : « Cette année il était avec Grenade et a récupéré un effectif qu’il n’a pas choisi. Il a récupéré l’effectif de Paco Jémez qui est l’entraineur le plus offensif qui soit. Jémez a été viré au bout de 2 mois et Alcaraz a récupéré une équipe qui n’est pas terrible avec 13 joueurs en prêt » nous explique un spécialiste du championnat espagnol basé à Valence. Présenté comme un travailleur infatigable et exigeant par notre invité, Lucas Alcaraz ne devrait pas être surpris par l’attente du public algérien.  » C’est quelqu’un qui est connu pour les missions  » maintien  » et les opérations  » montée « . Il sait le challenge qu’il y a avec l’Algérie, il connaît la ferveur parce que Grenade c’est une ville de foot qui compte parmi les meilleurs supporters d’Espagne » . De leur coté les joueurs seront soumis à un régime sévère à en croire notre interlocuteur.  » Récemment il y a une gueulante qui a fait un peu le tour en Espagne, notamment chez les supporters de Grenade où après une victoire contre Alaves il a allumé ses joueurs en leur disant que ce n’était pas comme ça qu’ils allaient réussir à se maintenir. Je l’ai croisé en novembre c’est quelqu’un qui a l’air très posé mais qui sait se faire respecter. Le problème c’est qu’il avait une équipe qui était nulle… C’est compliqué de se faire entendre quand des joueurs en prêt savent qu’ils partiront à la fin de la saison et qu’ils ne sont pas impliqués. Je n’ai pas de doute sur son professionnalisme  » affirme notre invité. Conscient des grosses lacunes défensives de la sélection algérienne François Miguel voit d’un très bon oeil l’arrivée du technicien espagnol qui aura pour mission de rééquilibrer le jeu des Verts.  » Oui je pense, on parle beaucoup des joueurs offensifs algériens à raison parce que ce sont de très bons joueurs de foot. Mais là si vous vous attendez à du football champagne, ça ne va pas être ça du tout, ça va être de la sueur et des larmes. On dit souvent que les attaques font gagner des matches et que les défenses font gagner des titres, peut être que là avoir un aspect défensif ça ne servira pas tout de suite mais plus tard à la sélection. Il y a des bases à solidifier pour permettre aux joueurs offensifs de libérer leur créativité  » explique sans doute à juste titre le journaliste très au fait de l’actualité des Verts et pour qui le nom d’Alcaraz ne doit pas être perçu aussi négativement.  » Si les gens attendaient des noms ronflants on peut dire que Hugo Broos avec le Cameroun n’était pas un nom ronflant, que Hervé Renard lorsqu’il a pris la Zambie ce n’était pas un nom ronflant. Donc on ne peut pas le juger. Si il a la confiance du président de la fédération, s’il a son staff avec lui et que les joueurs sont réceptifs aux messages tout est possible… »

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