mercredi , 24 mai 2017
Sidi Bel Abbes : Des exploitants agricoles dans l’expectative d’aide et de soutien

Sidi Bel Abbes : Des exploitants agricoles dans l’expectative d’aide et de soutien

Ils sont 21 concessionnaires exploitants 82 hectares, dans la foret de « Kedidra » dépendant de la commune de Telagh, qui malgré les conditions d’attribution qui leur ont été donnés, en raison de la spécialité de chacun d’entre eux, à fournir de grands efforts, en créant une vie agricole dans la région, au sein de cette superficie, qui leur est affectée, afin d’en vivre en partie, de contribuer de par la production locale à l’autosuffisance et de veiller au patrimoine de l’environnement.

Par K.Benkhelouf :

Parmi ces concessionnaires, deux exploitants d’entre eux se complètent dans leur activités à savoir Messieurs Sahouli Brahim et Ibrir Miloud , qui dans les 4 hectares que chacun d’entre eux exploite difficilement, en raison de l’absence des moyens primordiaux que sont « l’eau et l’électricité », dont l’autorisation d’effectuer un sondage pour le premier et le branchement pour le second, leur sont refusés et qui malgré ce manque d’aide de l’état, ne veulent point se décourager en complétant le déficit d’arrosage avec un apport de citerne d’eau pour abreuver la diversité des produits cultivés En tant qu’exploitant de ces concessions, qui en terme de développement rural, ne cessent de réaliser des plantations fruitières et également pour faire face au phénomène de changement climatique, Mr Sahouli Brahim estimera qu’ils optent, pour des solutions, au niveau de leur pépinière d’élevage de plant d’espèces résistantes à la sécheresse. « On doit sélectionner et adopter la graine la mieux adaptée au climat de sécheresse, en plus de la plante et l’arbre ». Il ajoutera en arboriculteur très expérimenté et grand amoureux de l’environnement « Il y a donc une dépendance certaine des arboriculteurs vis-à-vis des apiculteurs et en commun nous tenons à nous compléter ». Il va sans dire que, l’arboriculteur soit en harmonie, avec l’apiculteur au moins un mois avant la floraison, pour que les colonies puissent être préparées. Il est important que soit l’arboriculteur, soit l’apiculteur, reconnaisse le terrain, afin d’établir le nombre de ruches nécessaires ainsi que leurs futurs emplacements Mr Ibrir Miloud apiculteur, qui dans cette concession de Kédidra apporte tout son professionnalisme, pour l’arboriculture de la zone nous confiera que « En passant d’une plante à une autre, les insectes pollinisateurs favorisent la fécondation croisée entre plantes de même espèce ou variété mais ayant un patrimoine génétique différent. Cet enrichissement génétique (éthérosis) entraîne une amélioration qualitative et quantitative de la production. » Ul ajoutera « On estime que l’accroissement des productions agricoles qui dérivent de l’activité des abeilles correspond à une valeur 100 à 1000 fois plus élevée que celle correspondant à la production du miel. En pratique, les abeilles se révèlent au moins 100 fois plus utiles à l’arboriculteur qu’à l’apiculteur. » Nous remarquerons Mr Ibrir dans son activité quotidienne au milieu de ses 150 ruches et des explication qu’il nous donnera qu’il y à lieu de vérifier les va-et-vient des abeilles depuis les ruches, pour en vérifier l’activité; de s’assurer qu’il n’y a pas de fleurs concurrentes dans l’entourage du verger (ex: moutarde sauvage); de s’inquiéter pour que le butinage soit performant, à se que les abeilles soient en situation de concurrence avec d’autres insectes ,de vérifier les bacs à eau avec flotteurs pour que les abeilles puissent boire sans se noyer et s’y prendre à l’avance, permet d’avoir une eau légèrement croupie, plus attractive pour les abeilles , autant de geste de grande utilité, dont l’apiculteur veille. L’exemple de ces deux exploitants de concession dans la clairière de la foret de Kedidra, mérite d’avantage d’attention et d’aide, en une période ou l’on demande à encourager l’agriculture, car l’on ne peut avoir de meilleurs résultats, tant que rien n’est fait pour les encourager. Ils n’ont jamais sollicité de prêt bancaire, pour se lancer dans leur projet. Ils ne réclament que la régularisation de leur situation administrative, pour obtenir l’acte de concession dans le cadre de la nouvelle loi d’exploitation des terres du domaine privé de l’Etat, une procédure engagé par l’Office national des terres agricoles (ONTA) , dont le processus, s’est figé. Ainsi que de leur permettre de bénéficier de l’électrification rural (les pylônes sont à proximité de l’exploitation), ainsi que de les autoriser à faire un sondage. Ils n’auront pas cessé d’exprimer à qui de droit leurs inquiétudes, mais aucun écho n’a été réservé à leur doléance et une fois de plus ils s’adressent au chef de l’exécutif de la wilaya, pour qu’une suite favorable leur soit donnée.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*