mardi , 25 avril 2017
La galerie d’art « Nouara » de Sidi Bel Abbes : Aucun programme d’exposition n’a été réalisé

La galerie d’art « Nouara » de Sidi Bel Abbes : Aucun programme d’exposition n’a été réalisé

Par K. Benkhelouf :

Durant de longues années, le monde des plasticiens de la wilaya, n’avait cessé de revendiquer la création, d’une galerie d’art et combien que l’ex wali Mr Hattab Med très sensible à cette sollicitude, a tenu à concrétiser aux artistes ce rêve, pour que le choix de cet espace adéquat fut décidé et la galerie d’art inauguré le 8 Juin 2015, en plein centre ville sous le nom d’un grand sculpteur Belabbésien « Nouara ». Un espace, pour que tout artiste peintre, puisse être luimême, dans ses démarches artistiques, lui permettant de commercialiser ses tableaux pour financer leurs futurs projets et subvenir en tant que profession, à leurs besoins quotidiens ainsi la méthode la plus traditionnelle pour se faire connaître, consiste à exposer en galerie. Le savoir-faire, de ces dernières, permet de faire la promotion des oeuvres et déleste l’artiste, d’une lourde charge, tout en offrant une visibilité indéniable. Bien entendu, une galerie d’art suppose un marché de l’art, nécessitant des interlocuteurs de l’artiste, auxquels, la direction de la culture aurait put inclure dans un programme de formation, au cas où celui-ci ne serait pas fait. Il va s’en dire, que nous évoluons et la culture, ne peut rester à la traine, des métiers qui seraient utiles, en considérant les arts plastiques, comme étant les « enfants pauvres » du secteur. Chaque branche à sa part de responsabilité dans le développement et le marché de l’art est un écosystème dont le bon fonctionnement, repose sur différents acteurs dont l’un d’entre eux, est le galeriste, un intermédiaire entre l’artiste et le client. Cette fonction s’occupe d’exposer, tout en suscitant l’intérêt, séduire et convaincre sa clientèle. Il est en perpétuelle recherche de nouveaux talents, pour l’organisation d’expositions (du vernissage au finissage) et la participation à tout évènement culturelle. Ces missions, sont également de conseiller et orienter les artistes si nécessaire. Il peut aussi être amené à estimer l’origine, l’authenticité et la valeur des tableaux ou des objets. Une galerie, qui se veut être sérieuse, doit avoir plus d’une dizaine d’artistes prêt à répondre à ses besoins et sont activité ne peut s’interrompre compte tenue du nombre d’artistes peintre que la wilaya possède et ceux qui viendraient d’autres horizons. C’est parce que le marché de l’art est un milieu difficile et presque méconnu par une grande partie de notre public, que la galerie « Nouara » devrait agir en pleine connaissance de cause, car il s’agit d’oeuvres, d’artiste devant être mises en relief, une démarche déterminante dans leur carrière et une grande mission devant contribuer à émanciper cette culture. Depuis 2 ans déjà, que la galerie d’art « Nouara », a été inaugurée et à ce jour, aucun programme d’exposition annuel, n’a été réalisé pour promouvoir les arts plastiques qui auraient permis de voire, une succession d’artistes peintres déferler dans ce lieu tant attendu. Les seuls expositions, que le public à eu le plaisir de voire, se comptent sur le bout des doigts, parce qu’étant en majorités conjoncturelle. Quand aux artistes peintres qui ne sont livrés qu’à eux même et qui ont exprimés leur désir d’exposer, il semblerait, que des conditions loin d’être encourageantes, leur ont été exigées, par le secteur de la culture, comme pour vouloir faire comprendre qu’une galerie d’art, ne s’occupe que d’héberger l’exposition, que la publicité, les démarches et autres actions ne sont que du ressort de l’artiste. Cependant et avec tout le respect, dut aux autres types de créations de « robes traditionnelles », ou de « produits de l’alfa et poteries » qui ont trouvés « tribune d’exposition ou une vitrine » de temps à autre, au niveau de la galerie « Nouara », méritent un espace approprié aux produits de l’artisanat, que les structures concernées devraient leur assurer pour que la galerie « Nouara » ne soit pas détournée de sa vocation initiale, celle de présenter les productions d’artistes peintres, sculpteurs, ou photographie qui augmentent chaque année et qui méritent plus d’espaces et d’accompagnements. La question de la fonction de la galerie « Nouara » et du public qui y serait drainé est importante, avant de songer au marché de l’art qui va en parallèle. Il serait utile, pour y parvenir, à se que le secteur de la culture, par l’intermédiaire duquel l’art entre dans notre vie et l’imprègne, soit réellement présent, loin de l’esprit de la couleur ou de la forme que doit avoir l’artiste-peintre. Car il est nécessaire de soutenir le travail de l’artiste jusqu’à ce que celui-ci trouve son public ou que son public le trouve.

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