mardi , 25 avril 2017
Paris le prix de la Société des Amis de l’IMA : Le photographe algérien Fethi Sahraoui primé

Paris le prix de la Société des Amis de l’IMA : Le photographe algérien Fethi Sahraoui primé

Le jeune photographe algérien de 24 ans, Fethi Sahraoui, a reçu jeudi à Paris le prix de la Société des Amis de l’Institut du monde arabe (SAIMA 2017) pour la création contemporaine arabe. C’est le 1er février de cette année que la SAIMA, en partenariat avec la Maison des artistes, a décidé de lui décerner ce prix pour son projet Mercedes Island autour de la thématique Sahara, espaces de circulations. L a cérémonie de remise a été organisée au siège de l’IMA, en présence de son président Jack Lang, de la vice-présidente de la SAIMA, l’Algérienne Soumeya Belaïdi, du chargé d’Affaires de l’ambassade d’Algérie en France, Saïd Moussi et d’un nombreux public. A l’aide d’un smartphone, Fethi Sahraoui, natif de Hassi R’mel fasciné par la grandeur du Sahara, a réalisé son reportage dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) où il fait un focus sur la multitude de vieux modèles (années 1980 et 1990) de voitures de marque Mercedes utilisées dans cet endroit. En raison de son originalité, son reportage photographique a été d’ailleurs intégré par l’IMA dans le cadre de l’exposition sur les Trésors de l’islam en Afrique. De Tombouctou à Zanzibar, du 14 avril au 30 juillet 2017 , inaugurée jeudi par le président français François Hollande accompagné de ses homologues malien, mauritanien et burkinabé qui sont en visite en France. Pour cet artiste autodidacte, la photographie représente un mode de vie qui lui permet d’interagir avec la société , avec les personnes qu’il rencontre. Avec son apprentissage de la photo, il s’est rendu compte de l’importance du visual story telling ou la possibilité de raconter des histoires avec une série de photos cohérente. C’est ainsi que ce membre du Collectif 220 (groupe de jeunes photographes algériens) s’est spécialisé dans la photographie documentaire à caractère social .Avec son smartphone, appareil léger et discret, Fethi Sahraoui est dans l’actualité dynamique et spontanée parce que, dit-il, tout ce qui est visuel attire son attention, même si l’on devient sélectif avec le temps. Mais, dans sa quête esthétique, son travail est alterné par l’utilisation de ce qu’il appelle le moyen-format (appareil argentique) pour offrir deux visions d’un même sujet, l’une dynamique avec le smartphone et l’autre statique avec l’argentique. Cela m’amène à être attentif à tout ce qui est autour de moi, avec plus de concentration, dira-t-il dans un dossier de presse remis à l’occasion. Le prix SAIMA, dont la présidente est la Palestinienne Leila Chahid, est décerné dans le but de promouvoir la création contemporaine arabe et permettre à de jeunes artistes n’ayant jamais été exposé de mener à bout leur projet. Le lauréat bénéficie ainsi d’une bourse de création de 5.000 euros. Fethi Sahraoui, qui poursuit des études universitaires, a exposé pour la première fois en 2015 avec des membres du collectif 220 qui font de la street photography. Sa série Vie/sages, des portraits de personnes âgées, a été exposée pour le Premier Jeune talent de la Quatrième image en 2015.Son premier projet à long terme, qui n’est pas terminé, s’intitule Stadium philiaun documentaire sur les supporteurs de deux clubs algériens de football.

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