Le club «Pulse» de la faculté de médecine «Taleb Mourad» de Sidi Bel-Abbès a pris place aux abords de la coupole pour effectuer durant 02 journées (12 et13 octobre), une campagne de sensibilisation contre le cancer du sein…
Par K.Benkhelouf :
«L e cancer du sein est le cancer à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme», nous dira un étudiant membre du «club Pulse», qui a tenu à nous sensibiliser sur le dépistage du cancer du sein par l’emploi de la mammographie. On considère qu’une femme sur 8 y sera confrontée au cours de sa vie. Pourtant, s’il est détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. C’est pourquoi le dépistage, est de vérifier par le biais d’examens si la maladie est présente chez des personnes chez qui on n’observe pas de symptômes. Les tests de dépistage permettent de trouver le cancer du sein avant que tout symptôme ne se manifeste. Lorsqu’on détecte et qu’on traite un cancer du sein à un stade précoce, les chances de réussite du traitement sont meilleure, en raison que le traitement est simple et efficace. La guérison est obtenue dans 90 % des cas quand le cancer est inférieur à 1 cm et que les ganglions ne sont pas touchés…La méthode de détection précoce du cancer du sein et la plus fiable est la mammographie, une radiographie des seins qui permet de repérer un cancer à un stade précoce, en l’absence de tout symptôme. Elle est le test de suivi le plus souvent effectué puisqu’il permet de cibler une région suspecte…Si la femme est âgé entre 45 ans et 65 ans et qu’elle ne présente ni symptôme, ni facteur de risque autre que son âge, le programme de dépistage organisé du cancer du sein lui est recommandé. En cas de risque plus élevé, d’autres modalités de surveillance peuvent être proposées. Bien entendu, ces campagnes de sensibilisations sont importantes sur les modalités de dépistage et de suivi du cancer du sein, qui sont excellentes. Mais cela ne remplace pas une consultation médicale avec un professionnel de santé qualifié, qui orientera fermement vers la mammographie, même en l’absence de signes, permettant de déceler très tôt des anomalies. Et une fois détecté à temps, on a 56% de chance de guérison totale. «Ainsi se faire dépister c’est mettre toutes les chances de son coté pour guérir et demeurer en bonne santé» ajoutera une étudiante en médecine, très passionné, par l’action qu’elle mène. Le pas lui sera emboité par son collègue qui expliquera qu’«il ne faut jamais dire que le dépistage ne sert à rien, que je n’ai pas de symptômes, que je n’ai pas besoin de dépistage, que j’ai déjà fait un dépistage, que j’ai peur de résultats». Un club très passionné et déterminé à servir davantage la population, en se rapprochant d’elle sur le terrain et en éliminant ce tabou qui bloque les explications et les échanges nécessaires, pour sauver des vies.
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